11.30.2015

STENDHAL, "La Chartreuse de Parme"


 
 
 
 
STENDHAL's HERO (FABRICE DEL DONGO), IN THE BATTLE OF WATERLOO :
 
"..Après la douleur morale d'avoir été si indignement trahi et volé, il en était une autre qui, à chaque instant, se faisait sentir plus vivement ! il mourait de faim. Quelques minutes plus tard, il se trouvait au milieu des premiers soldats". - Camarades, pourriez-vous me vendre un morceau de pain ?
- Tiens, cet autre qui nous prend pour des boulangers !
Ce mot dur et le ricanement général qui le suivit accablèrent Fabrice. La guerre n'était donc plus ce noble et cummun élan d'âmes amantes de la gloire qu'il s'était figuré d'après les proclamations de Napoléon ! (p.102).
 
"Ce sont comme des moutons qui se sauvent, dit Fabrice au caporal, d'un air naïf.
- Veux-tu bien te taire, blanc-bec ! dit le caporal indigné; et les trois soldats qui composaient toute son armée avec Fabrice regardèrent celui-ci d'un air de colère, comme s'il eût blasphémé. Il avait insulté la nation." (p.109)
 
"Je me souviens que ce genre d'admiration commença à son retour de Waterloo. Il était encore enfant, malgré ses dix-sept ans; sa grande inquiétude était de savoir si réellement il avait assisté à la Bataille, et dans le cas du oui, s'il pouvait dire s'être battu, lui qui n'avait marché à l'attaque  d'aucune batterie ni d'aucune colonne ennemie" (p.373).